Chantier constructeur

BALI Catamarans - Catamarans de croisière ouverts

BALI Catamarans développe des multicoques de croisière reconnaissables à leurs espaces ouverts, leur grande porte basculante et leurs volumes de vie pensés pour le mouillage.

BALI Catamarans

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Histoire du chantier

BALI Catamarans naît au sein du groupe Catana, chantier créé en 1984 à Cogolin, dans le Var, par les ingénieurs Jean-Pierre Prade et Thierry Goyard. Après une expansion difficile, plusieurs changements d'actionnaires et une liquidation en 2003, la marque Catana est reprise cette même année par Olivier Poncin, alors à la tête de la holding Poncin Yachts. Avec l'architecte naval Christophe Barreau, il engage une refonte de la gamme Catana autour de constructions simplifiées en sandwich mousse PVC, plus accessibles que les unités en carbone ou kevlar qui avaient jusque-là caractérisé la marque. Le groupe s'installe à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, où se trouve toujours son siège. Le tournant survient une décennie plus tard. Constatant que Catana, pensée pour la croisière hauturière et la performance, ne répond pas à la demande d'une clientèle plus tournée vers le confort, la vie à bord et le marché de la location, la direction du groupe lance une seconde marque : BALI. Le concept, personnellement porté par Olivier Poncin, est présenté au salon nautique de Cannes en septembre 2014 avec les BALI 4.5, 4.3 et 4.0 ; les premières livraisons suivent en 2015. Son innovation la plus visible, la "porte BALI", une paroi arrière basculante qui efface la frontière entre le carré et le cockpit, devient la signature de la marque, complétée par une plateforme avant fermée et un "Open Space" reliant vie intérieure et extérieure sur un même niveau. La croissance a été rapide : partie d'une quinzaine d'unités par an, la production atteint le millier de BALI livrés dès 2021 et dépasse 1 500 unités dix ans après le lancement, pour un rythme annuel de l'ordre de 350 bateaux. La gamme s'est étoffée jusqu'à compter sept à huit modèles voile de 37 à 54 pieds, complétés depuis 2019 par une ligne de catamarans à moteur ouverte avec le BALI 4.3 MY, premier motoryacht de la marque présenté à Cannes. La fabrication est répartie sur plusieurs sites du groupe Catana : Canet-en-Roussillon et Marans, en Charente-Maritime, pour la France, ainsi qu'un site à El Haouaria, en Tunisie ; le groupe emploie au total plus de 1 300 personnes sur l'ensemble de ses sites de production. Sur le plan de la philosophie de marque, BALI se positionne délibérément à l'écart du registre de la performance qui reste l'ADN de Catana : le chantier revendique une catamaran "pensé pour naviguer en communion avec les éléments, la mer, ses proches", conçu pour "vivre à son rythme" et "se sentir libre, sans contrainte". Cette orientation grand public et lifestyle, associée à des solutions de construction et de gréement simplifiées, a fait de BALI le principal moteur de croissance du groupe Catana sur la décennie 2014-2024, la marque profitant par ailleurs des moyens de recherche et développement mutualisés avec le chantier Catana historique. Le groupe Catana a formalisé en 2024 un plan stratégique de 130 millions d'euros à horizon 2030, prévoyant l'arrivée de cinq nouveaux modèles BALI aux côtés des développements des marques Catana, YOT (catamarans à moteur) et SEATY. Cette dynamique d'investissement intervient toutefois dans un contexte plus difficile pour le groupe : l'exercice 2024/2025 a marqué un recul d'activité d'environ 24 %, prolongé sur le premier semestre 2025/2026, dans un marché du nautisme affecté par un contexte géopolitique dégradé. Un incendie survenu le 2 juillet 2026 sur le site de Canet-en-Roussillon a par ailleurs touché les lignes d'assemblage du BALI 5.8 et du Catana OC 50 ; le groupe indique un impact financier limité, la perte d'exploitation étant couverte par les assurances. Point à noter sur la structure de propriété : la marque BALI elle-même n'appartient pas juridiquement à Catana Group mais à la holding familiale Financière Poncin, qui en perçoit les redevances — une organisation qui a suscité des interrogations d'investisseurs minoritaires sur l'alignement des intérêts entre le groupe coté et la famille fondatrice.

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